Offre d’espaces verts : le cas d’Angers

L’île Saint-Aubin participe-t-elle à l’offre d’espaces de nature accessibles à Angers ?

Après un petit détour par Chandigarh, revenons dans ce cher vieux pays pour nous intéresser à nouveau au cas d’Angers, une ville qui communique beaucoup sur son offre d’espaces verts et dont nous avons déjà parlé. Car Ouest-France d’aujourd’hui nous apporte un article sur la politique d’espaces verts à Angers, avec quelques chiffres qui méritent notre attention.

On y apprend que « les espaces de nature accessibles aux [154 508] habitants représentent un tiers de la superficie de la ville de 4452 hectares ». Par ailleurs nous avons vu ici dans ce blog que la superficie d’espaces verts par habitant est bizarrement évaluée à 40 m² sur le site de la Ville contre 100 m² dans le palmarès 2020 des « Villes les plus vertes ». Regardons cela de plus près.

D’abord la superficie de la commune d’Angers (notion qui me semble plus précise que celle de « ville ») est de 4271 ha et non de 4452 ha. Si on divise par trois cette superficie corrigée, on obtient 1424 ha d’espaces de nature »accessibles », et en divisant par le nombre d’habitants, on arrive à 92 m² par habitant – quasiment les 100 m² du palmarès, on ne va pas chipoter. Un beau résultat, bien supérieur à la moyenne nationale de 51 m² issue dudit palmarès. Et la notion d' »espace de nature accessible aux habitants » me paraît appropriée car elle laisse de côté la question du statut foncier (nous avons vu maintes fois que la notion d’ « espace public » n’a pas beaucoup d’intérêt dans cette affaire) et elle privilégie la réalité des pratiques sur le juridisme.

Comme j’ai pris l’habitude d’être un peu curieux dans ce domaine, je me demande où se trouvent ces quelque 1400 ha d’espaces de nature accessibles, et je ne vois pas comment on arrive à un tel total si on n’y englobe pas l’île Saint-Aubin (560 ha), sachant que le plus grand grand parc public (le lac de Maine) couvre environ 150 ha dans les limites communales. Or l’île Saint-Aubin est essentiellement constituée de terrains privés, ce qui ne serait pas un problème s’ils étaient accessibles de fait, mais l’association syndicale de propriétaires qui gère l’île précise que les espaces accessibles se limitent à trois lieux ponctuels, en dehors desquels on a surtout affaire à de l’espace agricole fortement protégé pour des motifs écologiques. Il me semble donc qu’il serait un peu excessif de comptabiliser toute l’île dans les « espaces de nature accessibles », auquel cas le chiffre de 100 (ou 92) m² par habitant serait un tantinet gonflé. Mais peut-être certains de mes lecteurs auraient-ils des informations plus précises ?

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