Planification des espaces verts à Chandigarh (suite)

Dans un article du 30 mars, je m’interrogeais sur la manière dont les espaces verts, parcs et aires de jeux étaient planifiés à Chandigarh. J’ai trouvé une réponse ici, sur le site de la ville, et il me semble que le sujet mérite notre intérêt car beaucoup de nos SCOT et PLU, qui persistent à négliger ce sujet, pourraient en prendre de la graine.

Le Plan directeur 2031 propose un chapitre de 26 pages intitulé « Open spaces and landscaping of Chandigarh », qui commence par un état critique de la situation actuelle se référant aux objectifs initiaux de la « ville verte » pensée par Le Corbusier et autres. On y trouve une typologie des espaces verts urbains ainsi qu’un chiffrage des espaces dits « available » (disponibles), c’est à dire accessibles au public d’une manière ou d’une autre, que ce soit sur l’espace public « standard » ou attenants à des institutions publiques telles que des écoles ou des universités (ce dont je pense pouvoir conclure qu’ils sont aussi accessibles au public, ce point n’est d’ailleurs pas sans intérêt).

Le travail d’inventaire, portant sur 58 secteurs (je rappelle que chaque « secteur » de Chandigarh couvre environ 100 ha), montre une surface disponible de 1049 ha (non compris les 3436 ha de forêts inclus dans les 11400 ha de la circonscription administrative dite Union Territory). Le plan directeur affiche à l’horizon 2031 l’objectif d’offrir une superficie de 12 m² par habitant, ce qui correspond à un besoin de 1059 ha et fait donc apparaître un déficit prévisionnel de 10 ha.

Constatant l’existence de diverses pressions sur les espaces verts, dues notamment à l’urbanisation et à l’explosion du nombre de voitures, le plan propose entre autres que les espaces verts répertoriés soient reconnus comme inviolables, que soit développé un réseau de cheminements « verts » reliant les espaces verts existants et projetés, que soient créés de nouveaux corridors verts à travers la ville, et que des sites naturels existants soient davantage ouverts au public dans le respect de la biodiversité. Il est également projeté de revitaliser des parcs existants en les associant à des promenades linéaires, et de rechercher des possibilités de concilier la réalisation de parkings souterrains avec le maintien ou le développement d’espaces verts en surface.

Même si ces dispositions peuvent être difficiles à mettre en œuvre, dans un pays où l’urbanisation sous toutes ses formes prend facilement un caractère anarchique, elles ont le mérite d’afficher clairement des objectifs sur la base d’un diagnostic précis (voir ci-contre recensement par secteurs). A ce titre, elles peuvent donc utilement inspirer nos villes à nous.

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