« Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas »

Le bourg de Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne) est réputé pour sa cathédrale et plus largement pour la richesse de son patrimoine historique. Il comporte une partie haute ancienne, sur un promontoire à l’avant des Pyrénées, d’aspect bien léché dans l’esprit « Plus beaux villages de France » ; et une partie basse, moins ancienne, moins patrimoniale et moins léchée, qui comporte une place de 2000 m², la place du Plan.

Passant par là le 5 juillet, je remarque que le centre de la place est occupé par une grande statue de la Sainte-Vierge, vêtue de bleu et de blanc comme il se doit. Mais ce que je remarque surtout, c’est que deux bancs publics ont été installés à son pied. L’un fait face à la statue de telle sorte qu’on n’y voit qu’elle, tandis que l’autre lui tourne ostensiblement le dos. Le poème d’Aragon « La rose et le réséda » me vient à l’esprit : « que l’un fût de la chapelle, que l’autre s’y dérobât », les deux auraient pu se sentir accueillis ici, et cette disposition des bancs me semble témoigner, même si bien entendu ce n’était pas forcément l’intention, du meilleur état d’esprit républicain qui respecte la foi comme l’absence de foi. Célébrons donc, avec Aragon encore mais dans un autre poème, cette France « où le seigle et les blés mûrissent au soleil de la diversité » !

Cette place du Plan, intéressante à d’autres titres, fera l’objet d’un nouvel article d’ici peu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s