Parcs et jardins à Chandigarh (suite)

Groupe de danseurs. Photo Simon Georget.

Notre correspondant à Chandigarh, Simon Georget, nous offre ici sur son site un excellent article sur les parcs et espaces verts de la ville. Solidement documenté, et enrichi par l’expérience personnelle de l’auteur, il aborde de nombreux sujets que nous traitons ici : la planification de l’offre des origines de Chandigarh jusqu’à nos jours, la structure verte, la quantification et la répartition de l’offre, les conditions d’accessibilité (avec un travail de mesure qu’il a réalisé sous OpenStreet Map), les pratiques des habitants, le patrimoine végétal et la diversité biologique, et les aspects climatiques.

Il en ressort notamment que l’offre d’espaces verts, abondante, est globalement bien répartie et accessible, que grâce à elle, Chandigarh est nettement mieux adaptée au changement climatique que la plupart des villes indiennes, et que les pratiques des espaces verts par les habitants sont particulièrement riches. Outre les activités sportives, très prisées, Simon nous signale des pratiques plus originales dont certaines n’ont guère cours chez nous. Je cite :

  • les travailleurs viennent y déjeuner le midi avec leur tiffin-box ou y faire la sieste à l’ombre ;
  • en hiver, les collégiens y ramassent les feuilles mortes et font des feux pour se réchauffer avant d’aller en cours. Dans certains parcs, on trouve pourtant un affichage contre- indiquant cette pratique pour des raisons écologiques ;
  • en hiver encore, quelques habitants récoltent les branches mortes dans les parcs et délaissés urbains dans le but de se chauffer le soir venu ;
  • dans certains quartiers (probablement un histoire de corridors) – a priori peu nombreux, il arrive qu’une horde de singes (des macaques rhésus) prennent possession d’une partie du parc, parfois de manière agressive. Des cohabitations plus apaisées ont aussi lieu même si la vigilance est toujours de mise. Des promeneurs avisés sont d’ailleurs équipés de bâton pour prévenir les attaques de singes et chiens sauvages ;
  • la probabilité qu’un vendeur ambulant vous propose de changer votre écran cassé de téléphone portable alors que vous flânez au parc n’est pas nulle. La probabilité, si vous acceptez, que votre ancien écran finisse au sol est très élevée ;
  • enfin, dans aucun de ces parcs ni même ailleurs en ville vous ne trouverez de statues à l’effigie de personnages réels. Le principe s’opposant à l’idée de modernité qu’en avaient ses concepteurs.

Pour l’anecdote, ce dernier point fait écho au thème des statues, que nous avons évoqué notamment ici. Une autre différence avec notre culture à nous !

Si Chandigarh a fait l’objet de multiples publications, je doute que le thème du statut actuel espaces verts ait été très approfondi, du moins en langue française, c’est pourquoi le témoignage de Simon est indispensable à la compréhension de cette ville telle qu’elle fonctionne réellement aujourd’hui.

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