« Des terrains de jeux tellement sûrs que les enfants n’en veulent plus »

Vous pensiez que la Suède était un paradis pour les enfants, offrant à ceux-ci des terrains de jeux merveilleusement riches en expériences ? Vous allez peut-être devoir réviser votre point de vue, car la semaine dernière, le quotidien Dagens Nyheter a publié un article intitulé « Des terrains de jeux tellement sûrs que les enfants ne veulent plus y jouer » et déplorant qu’ « il y ait quelque chose de malsain avec l’obsession suédoise de la sécurité ». Je n’ai pas eu accès à la totalité de l’article, mais j’ai trouvé la synthèse suivante :

Jusqu’à quel point un terrain de jeu peut-il devenir ennuyeux ? La question a récemment été posée dans un article du site research.se. Il y était question de sociétés de logement, de directeurs d’écoles et de parents qui ont réussi à transformer des terrains de jeux suédois en zones extrêmement sûres, mais tellement tristes qu’aucun enfant sensé ne veut y jouer.

Quand les enfants expriment leurs attentes en matière de terrains de jeux, ils disent qu’ils veulent pouvoir se déplacer vite, grimper haut et ramper profondément. Au lieu de cela, on leur propose des environnements sûrs mais stériles, où tout se ressemble et où l’on a scié les branches d’arbres auxquelles on aurait pu grimper.

« J’ai la nostalgie des pierres où je jouais quand j’étais enfant », écrivait l’écrivain Verner von Heidenstam. 130 ans plus tard, on peut compter sur la bureaucratie pour enlever ou recouvrir au plus vite toutes les pierres à proximité des écoles maternelles et primaires. Cela peut éviter quelques bleus, mais c’est tellement triste pour la poésie.

L’article cite une phrase du Conseil national des enfants dans les années 1980 : « Mieux vaut un bras cassé qu’une volonté brimée ». C’est une phrase merveilleuse, mais il semble que plus aucune autorité en Suède ne l’ait reprise à son compte depuis.

Puisque que sort en ce moment la dernière saison de « Game of Thrones », c’est l’occasion de citer le personnage de Petyr Baelish : « Des gens meurent à table, ou dans leur lit, ou accroupis sur leur pot de chambre. Tout le monde meurt tôt ou tard. Ne t’inquiète pas pour ta mort, inquiète-toi pour ta vie. Prends le contrôle de ta vie tant que c’est possible.  » Peu de choses sont aussi rassurantes que d’apprendre à son enfant qu’il y a des risques, et de s’assurer qu’il apprend à les maîtriser. »

L’Allemagne et la Suisse sont-elles les derniers bastions du terrain d’aventure où les enfants ont le droit de se faire mal ? Nous allons peut-être avoir l’occasion d’aller voir cela de plus près à Munich.

Date de l’article d’origine : 25 avril 2019

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