Mesurer la ville, et ses espaces publics

Le bureau d’études suédois Spacescape, dirigé par Alexander Ståhle, a édité en 2016 un manuel de 98 pages intitulé « Mesurer la ville : un guide pour un urbanisme basé sur la recherche ». Le propos de cette publication simple, claire et bien illustrée, est de diffuser des méthodes de travail utiles à la conception des projets urbains. Il comprend quatre parties, consacrées aux espaces publics, à la voirie, aux espaces extérieurs privés et aux constructions. Dans chaque partie sont proposées des méthodes d’analyse et, en conclusion, des lignes directrices que les aménageurs sont invités à suivre.

Dans la partie consacrée aux espaces publics, l’approche par les sociotopes occupe bien entendu une place centrale. On trouve également des outils et des préconisations concernant la mesure de l’offre d’espaces verts, les distances de marche ou l’orientabilité pour accéder aux espaces verts. Tout cela semble pratique et efficace, sachant que certain outils reposent sur un système d’information géographique (SIG) ainsi que sur des données qu’il est nécessaire de collecter (par exemple la carte des espaces verts publics de plus de 0,2 ou 0,5 ha), si elles ne sont pas déjà disponibles.

L’idée de construire un projet urbain à partir d’une analyse rationnelle du territoire semble digne d’intérêt, et on pourrait d’ailleurs considérer que cela se fait déjà un peu partout. Mais il ne faut pas confondre la masse de données  qui gonfle le rapport de présentation d’un PLU avec l’analyse du fonctionnement des espaces urbains, et plus précisément de la manière dont les gens les utilisent. J’ai l’impression que ce genre d’approche a toujours du mal à trouver sa place chez nous, exception faite des métropoles dotées d’agences d’urbanisme et outillées pour traiter de tels sujets. Dans les collectivités plus petites, la pratique de l’urbanisme est envahie par des préoccupations bureaucratiques qui ne laissent guère le temps ni les moyens de faire de l’analyse approfondie. Toutefois, si le PLU ne permet pas de faire ce genre de travail, il peut exister d’autres opportunités pour cela, par exemple l’élaboration d’un projet de développement urbain centré sur une ville, un bourg ou un quartier.

NB : document d’origine en suédois, mais qui vient d’être traduit en anglais. Cf article suivant.

Date de l’article d’origine : 19 octobre 2018

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