Les enfants dans la planification urbaine

NB au 5 mai 2020 : cet article « attrape le bout de la ficelle » d’un sujet que nous allons ensuite dérouler sur plusieurs années, et qui va nous conduire à entreprendre des actions concrètes.

Puisque nous étions dans les SCOT (Schémas de cohérence territoriale) ces temps-ci, continuons sur la lancée pour nous intéresser à la façon dont les enfants sont pris en compte dans ces documents d’urbanisme, tant au regard de leurs besoins spécifiques qu’en tant que possibles « fils directeurs » d’un projet attentif à la qualité de vie des habitants (si on arrive à faire des villes sûres et agréables pour les enfants, il y a des chances qu’elles le soient pour tout le monde, non ?). Et pour cela, nous allons utiliser la merveilleuse fonction « Rechercher » des lecteurs de fichiers PDF, qui évite d’avoir à ingurgiter des pavés pas toujours très digestes. Pour pimenter la chose, nous allons effectuer une comparaison entre la France et (désolé, une fois de plus…) la Suède, en prenant d’une part le SCoT du Pays de Lorient, qui vient de sortir (*), et le document équivalent (schéma directeur) d’une collectivité suédoise prise au hasard (Östersund, 50 000 habitants, soit quatre fois moins que le Pays de Lorient).

Dans les sept documents composant le dossier téléchargeable du SCOT du Pays de Lorient, totalisant 792 pages, le mot « enfant » apparaît 13 fois, soit 1,64 fois toutes les 100 pages. Il n’apparaît nulle part dans le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) ni dans l’évaluation environnementale.

Dans les 18 documents (un rapport de 80 p. et 17 annexes) composant le dossier du « SCOT » d’Östersund, l’ensemble totalisant 104 pages, le mot « enfant » apparaît 94 fois, soit 51 fois toutes les 100 pages. En d’autres termes, les enfants sont 31 fois plus présents dans le document d’Östersund que dans celui de Lorient.

On pourra bien sûr m’objecter que cette recherche est totalement superficielle et que le SCOT d’Östersund saupoudre peut-être le mot « enfants » un peu partout pour faire joli, tandis que le SCOT de Lorient dit peut-être en quelques mots des choses absolument essentielles. Ils ont peut-être raison, quoique j’en doute d’après ce que j’ai lu, et pour en savoir plus il faudrait maintenant se mettre dans le contenu, ce que nous ferons plus tard. En outre il serait plus rigoureux de se focaliser sur des documents exprimant des objectifs politiques (PADD) ou des règles (DOO), du fait que la présence du mot « enfants » dans des documents de diagnostic peut être simplement liée à l’analyse démographique.

(*) Ce SCOT est mentionné ici tout simplement parce que je vis sur son territoire.

Photo : auteur inconnu, source jkpg.com

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