La cartographie des sociotopes dans les petites localités

C’est le titre d’un mémoire universitaire de 73 pages réalisé en 2010 par Kristin Hedman à partir d’un travail sur la localité suédoise d’Östervåla, 1500 habitants. Seul le résumé de ce mémoire est en anglais, en voici la traduction :

« La cartographie des sociotopes est une méthode analytique permettant d’identifier les valeurs sociales et culturelles de l’environnement extérieur. Dans cette méthode, les personnes impliquées localement jouent un rôle central. Il en résulte une carte pouvant être utilisée par le personnel politique et les collectivités. J’ai voulu examiner comment cette méthode fonctionne dans un bourg, sachant qu’elle a été développée pour Stockholm. Östervåla, agglomération de la commune d’Heby, va prochainement entamer l’élaboration d’un plan d’urbanisme et c’est pourquoi j’ai voulu en faire mon étude de cas.

Ce travail s’est basé sur la carte des sociotopes de Stockholm. Les méthodes que j’ai utilisées sont les entretiens, le questionnaire et les observations. Dans l’étude, j’ai essayé de déterminer les lieux qui sont les plus appréciés et de comprendre pourquoi ils le sont.  Le matériau a été analysé et restitué sous la forme d’une carte des sociotopes. Comme dans d’autres cartographies de sociotopes, elle montre que les endroits les plus populaires sont ceux qui offrent le plus grand nombre d’activités possibles. Sur la base de cette carte, j’ai réalisé une analyse de l’accessibilité en prenant en compte la proximité des espaces verts. Il en ressort que certains secteurs auraient besoin d’une meilleure mise en valeur et je propose différentes idées pour montrer en quoi celle-ci pourrait consister.

Aujourd’hui, dans la planification urbaine, on a de plus en plus besoin d’une participation de toutes les parties prenantes [stakeholders]. Mon expérience issue de cette étude est que le choix des méthodes utilisées pour encourager cette participation est important pour le résultat. Si on utilise les méthodes appropriées, les études n’ont pas forcément besoin de prendre beaucoup de temps. Les méthodes qui se sont révélées les plus efficaces dans mon travail ont été les entretiens et l’observation. Une autre conclusion est que la cartographie des sociotopes s’est révélée être une bonne technique pour inventorier et développer les lieux d’activités extérieures dans les territoires peu peuplés. En associant la carte des sociotopes à des outils d’analyse urbaine, on serait aidé à créer des environnements extérieurs mieux adaptés aux besoins des gens, et à identifier et à développer l’identité d’une localité. »

Photo : atelier « sociotopes » dans un foyer de personnes âgées à Burgsvik (300 h.), photo Anna Backman.

Date de l’article d’origine : 23 mai 2013.

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