Les trames vertes : liens ou coupures ?

Le site écolo américain Grist (à la fois drôle et mordant, que je recommande vivement !) présente aujourd’hui le cas de deux maisons (A et B sur la carte ci-contre) qui se touchent par les arrières de parcelles, mais dont les habitants ne peuvent se rencontrer qu’au prix d’un trajet de vingt minutes en voiture et de deux heures à pied. Qu’est-ce à dire ?

On se trouve dans la banlieue d’Orlando, où l’étalement de l’urbanisation pavillonnaire se traduit par des voiries labyrinthiques et des systèmes en culs-de-sac ne permettant aucune communication entre les quartiers. « On connaît déjà ça chez nous », pourra-t-on rétorquer, « quel besoin de nous donner des exemples aussi exotiques ? » L’intérêt de cet exemple, c’est que si vous regardez la photo aérienne, vous constatez que ce qui sépare et cloisonne les quartiers, ce n’est pas seulement la voirie, c’est aussi la belle trame verte et bleue qui a été préservée et se faufile entre les lotissements. Comme on n’a pas jugé utile d’y passer des cheminements pour les piétons et les cyclistes, voilà le résultat. Comme le dit un commentateur, c’est très bien pour les coyotes, les skunks et les ratons-laveurs, des espèces pas spécialement appréciées dans les villes américaines mais qui peuvent prospérer dans ces « réservoirs de biodiversité » où personne ne les dérange.

Date de l’article d’origine : 26 février 2013.

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