Une gare pour les enfants

Depuis des semaines, le temps exécrable n’incite pas à mettre le nez dehors et à fréquenter les « espaces ouverts ». En attendant que les conditions s’améliorent, intéressons-nous un peu plus aux sociotopes couverts et donc abrités de la pluie, un thème que nous avons déjà abordé cet automne avec le 104 à Paris et le Plateau des Capucins à Brest. Et voici justement que notre ami Apus nous envoie du Japon ses observations sur un sociotope ferroviaire original :

hotos : Apus. NB : Itoigawa a 48 000 habitants.
Photo du bas : la gare de Lorient, par Quoique — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59102468
 

« La ville de Lorient a choisi de dépenser une somme colossale pour remplacer sa charmante petite gare de province par une superstructure géante. A l’inverse, la ville de Itoigawa, sur la côte Ouest du Japon, a choisi d’assumer sa position de petite ville de province et a profité de l’arrivée du TGV japonais pour refaire sa gare dédiée à la promotion de ses modestes attraits touristiques et de son passé ferroviaire. Et surtout, elle a offert sa gare aux enfants. Aires de jeu, tables de pique-nique et trains désaffectés pour y jouer et d’immenses circuits miniature que petits et grands peuvent piloter. Le tout animé par des retraités ravis d’accueillir les voyageurs, de faire la promotion de leur ville et même de jouer avec vous ! Résultat, la gare est devenue un véritable lieu de rencontre entre les habitants et les voyageurs, lesquels n’ont qu’une envie : revenir passer plus de temps dans cette charmante ville.

Des jeux pour enfants ? Des retraités qui jouent avec les voyageurs ? Un savant mélange de muséographie, de loisirs et de lieu public ? Le tout dans la gratuité et la simplicité qui frôle l’innocence. Une vraie réussite participative et économique. Et si Lorient n’avait pas dépensé tant de dizaines de millions d’euros dans sa gare et sa Cité de la Voile pour suivre une autre piste qui mélangerait pêcheurs et ouvriers retraités partageant leurs passions avec les voyageurs dans une sympathique petite gare de province ? Ah non… ça ne ferait pas sérieux ! Et si un sociotope réussi nécessitait que les décideurs publics descendent de leur perchoir pour accepter modestie et innocence ? Et si l’innocence devenait une innovation ? »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s